Mode Opératoire

MODE OPERATOIRE METHODE HEMI-CASTAING

 

Pour faire simple, un chirurgien orthopédique prélève un morceau de tendon péronier et effectue une greffe sur le(s) ligament(s) abimé(s).

 

Il perce les os de la malléole et fixe le(s) morceau(x) de tendon avec des composants "bio dégradables" qui s'intègreront à l'os dans les mois suivant l'opération.(pas de vis "gore" ou quoi que ce soit !)
Les tendons sont donc utilisés pour fabriquer de nouveaux ligaments.


La greffe  suit une « courbe de vie » selon les mois :

  • Jour de l'opération à 1 mois : période inflammatoire
  • 1 à 6 mois : début et suite de la cicatrisation, période la plus fragile.
    En effet, plus les mois passent, moins la douleur est présente, or ce n'est pas pour cela que la cicatrisation est terminée !
    Au contraire, les greffons sont fragiles car peu vascularisés, même s'ils sont solidement attachés aux os de la malléole.
    C'est un point très important à prendre en compte dans la remise en place et l'organisation du quotidien : il ne faut pas en faire trop !!
  • A partir de 6 mois : suite et fin de la cicatrisation, on peut normalement reprendre toute activité habituelle..

Quelques textes strictement médicaux, ou documents édités par des chercheurs, chirurgiens orthopédistes ou étudiants existent sur le net en libre accès pour des explications plus poussées.

Je dispose de certains d'entre eux, si vous ne les trouvez pas, demandez les moi !

Il existe un autre type d’opération : la méthode Duquesnoy, très différente de celle que j’ai vécue.

 

 

ANESTHESIE

 

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Perso, je n’ai pas eu le choix : ce fut une anesthésie locale : Anesthésie du nerf sciatique et du nerf fémoral + sédatifs oraux.

J’ai quand même eu les plus grosses douleurs de toute mon opération et de ma convalescence au moment de cette anesthésie : une piqure interminablement longue et douloureuse où on sent le liquide traverser ses nerfs, et des décharges électriques de la fesse au bout des orteils…

Je sais, ça donne pas envie ! lol mais si c’était à refaire, je retenterai le coup : la technique de l’anesthésiste y est pour beaucoup, j’ai dû tomber sur un interne, dommage pour moi !!

Je ne regrette absolument pas ce choix pour une simple raison : ma jambe a été totalement anesthésiée pendant plus de 36h ! 

Et une jambe opérée qui est anesthésiée pendant 36h = aucune douleur pendant 36h !!! et ça, c’est vraiment royal !!


Ce type d’anesthésie n’est pas pratiqué partout et par tout le monde, et sachant que les douleurs les plus intenses apparaissent entre J et J+3, je suis réellement contente d’avoir pu éviter ça !

 

Pour les grands flippés de l'Hopital, les angoissés ou pour tout autre raison, on peut également effectuer cette opération sous anesthésie générale.

L'anesthésie péridurale est également pratiquée.

 


 

RISQUES LIES A L'OPERATION

 

Outre les risques "habituels" inhérents à une intervention chirurgicale (infection, staphylocoque, anesthésie), il y a plusieurs risques liés à la ligamento cheville.


Le mieux est de poser la question à son chirurgien, ce que j’ai fait lors de mon RDV, et s’il est honnête, il n’hésitera pas à vous relater son expérience !


Dans mon cas, il m’a parlé d’allergie à un composant greffé, de fracture lors du perçage ( ! ).

Et le meilleur pour la fin : LA PHLEBITE !! Les phlébites sont très fréquentes post opérations orthopédiques : elles représentent près de 50% des cas !!


J’ai vécu cette complication et elle est « complexe » par rapport aux symptômes : on peut en avoir 1, plusieurs ou…aucun !
Alors si vous avez ne serait-ce qu’un symptôme : gonflement, hématome, douleur au mollet etc… rendez vous aux urgences pour faire un doppler (et dites que vous suspectez une phlébite et que vous avez subit une opération orthopédique : vous passerez devant tout le monde !!)


La phlébite en elle-même n’est pas GRAVE (bien que pénible, et longue à traiter, port de bas de contention, médication compliquée, analyses de sang plusieurs fois par semaine…), mais ne pas traiter ou traiter tardivement une phlébite peut être fatal !! Si le caillot logé dans une veine remonte suite à une trop forte activité, un choc, il peut se loger dans les poumons et aboutir à une embolie pulmonaire.

 


Tout ça non pas pour inquiéter mais juste pour conseiller de s’écouter, d’écouter son corps, et de ne pas hésiter à consulter (même en urgence le week end !!) si on a un doute.
Mes amis les hommes : vous risquez beaucoup moins que nous les femmes. Nos hormones (naturelles et celles prises artificiellement !!) favorisent grandement notre risque de phlébite !
Dernier message pour les femmes : posez la question de l’arrêt de votre contraception hormonale les semaines précédents et suivant l’opération : il semblerait que cette indication soit « tombée dans l’oubli », mais elle aurait une réelle importance dans l’évitement de thromboses.

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